Peut-on trouver des produits locaux lorsqu'on habite Paris?

Publié le par tom

Sur les marchés, au travers des AMAP, directement à la ferme?

Ce qui est sûr, c'est que les alentours de Paris foisonnent de bonnes adresses et de denrés en tout genre : farines, huiles, pains, fruits et légumes, viandes de toutes sortes, miels, confitures, jus de fruits, bières, apéritifs, cidres, produits laitiers,...

Je connais déjà un certain nombre de ces producteurs et j'aimerais vous les faire connaître. N'hésitez pas à votre tour à me faire profiter de vos trouvailles et de vos adresses preferées!

N'hésitez pas non plus, à laisser un commentaire..A Bientôt. Nicolas, Locavore à Paris.


PS : Pendant que j'y suis, un petit aparté sur ce que je pense de tout ça..

Les locavores sont un groupe de personnes apparuent aux Etats-Unis à San Francisco, qui se sont lancé le défi de manger uniquement des produits situés à moins de 100 miles de leur lieu d'habitation (d'où l'étrange délimitation de 160 km pour les utilisateurs du kilomètre). Depuis, le phénomène s'est étendu, d'abord à toute l'Amerique du Nord et ensuite à l'Europe.

Evidement ce choix a une forte resonnance politique, économique, environementale et de santé. C'est pourquoi ce phénomène a ses adeptes et ses détracteurs : le débat est ouvert.

Pour ma part je ne suis pas adepte d'un "locavorisme de puriste" qui consiste à consommer strictement à moins de 160 km. Commercer, transporter, c'est aussi échanger, découvrir de nouvelles saveurs et profiter de ce que le monde nous offre. Ce n'est pas le transport en tant que tel qui est polluant mais le carburant qui l'alimente! Faire parcourir 1000 km à des patates en train est moins polluant que 200 en camion! Même si on peut toujours argumenter que pour aller à la gare puis ensuite emmener les patates à leur lieu de vente, cela nécessitera un transport routier..

Néanmoins, lorsque c'est possible, privilégier la consommation de produits locaux ou à defaut, au plus près, me parait présenter de nombreux avantages, comme lutter contre les pratiques des grandes surfaces en achetant en circuit-court et ainsi préserver la rémunération du producteur, ou encore favoriser l'emploi dans sa région, permettre le maintien d'un paysage agricole diversifié, connaître la provenance des aliments, développer du lien social,...

Bref, cela n'est pas simple mais tout à fait envisageable et me semble relever davantage du raisonnable que de l'illumination. Avis au gentil soldat qui voit dans ces nouvelles pratiques les elucubrations d'une bande de hippies!

Publié dans Débats

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Jean Charles 22/05/2012 18:38

Bonjour,

As tu la possibilité de me fournir quelques adresses de producteur locaux parisiens, difficile d'en trouver.

Merci.

JC